Bonjour,
Jeannine a 82 ans.
Quand elle vient me voir, ce qui l’inquiète n’est pas la maladie.
C’est la mémoire.
« J’ai l’impression que tout s’efface… »
Elle ne parle pas seulement des noms qu’on oublie ou des dates qui se mélangent.
Elle parle de quelque chose de plus profond.
La peur que sa propre histoire disparaisse.
Quand je lui demande si un souvenir précis la préoccupe, elle secoue la tête.
Rien ne vient.
Son mental ne trouve rien.
Alors nous cessons de chercher avec la tête.
Nous interrogeons le corps.
J’utilise un test neuromusculaire simple. Le corps répond par une variation de tonus : il tient, ou il lâche.
Je teste différentes périodes de sa vie.
Aucune réaction à l’âge adulte.
Aucune entre 10 et 20 ans.
Quand j’arrive avant 10 ans, les doigts s’ouvrent immédiatement.
J’affine.
9 ans.
Jeannine fronce les sourcils.
« Neuf ans… non, ça ne me dit rien. »
Puis le silence s’installe.
Ses yeux se mouillent.
« Attendez… »
La scène revient.
Une petite fille debout dans une cuisine.
Des adultes autour d’elle.
On rit parce qu’elle oublie.
Parce qu’elle a « la tête ailleurs ».
Le souvenir n’avait pas disparu.
Il était simplement resté archivé ailleurs.
Le cerveau peut oublier.
Le système nerveux, lui, garde la trace de ce qui a été vécu.
Chaque stress émotionnel non digéré laisse une empreinte. Parfois silencieuse pendant des décennies.
Chez Jeannine, cette empreinte se réactivait chaque fois qu’elle oubliait quelque chose.
Non pas parce que sa mémoire disparaissait.
Mais parce que son système nerveux réactivait une ancienne peur.
La peur d’être celle dont on se moque.
Celle qui oublie.
Nous avons travaillé sur cette scène.
Quelques semaines plus tard, elle m’a écrit :
« Je ne sais pas si ma mémoire s’est améliorée. Mais je sais que j’ai moins peur. »
Parfois, ce n’est pas la mémoire qu’il faut réparer.
C’est l’ancienne empreinte qui se réveille chaque fois qu’elle vacille.
Dans la cuisine de son enfance, une petite fille avait appris qu’oublier était dangereux.
Soixante-treize ans plus tard, son corps s’en souvenait encore.
C’est aussi ce que j’enseigne dans la formation wingwave® : apprendre à écouter ce que le corps a conservé et à libérer ce qui n’a jamais été digéré.
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À très bientôt.
